samedi 13 avril 2013

ETAPE 2 - SUR LA ROUTE DE SIDI KAOUKI - jeudi 11 avril 2013 -





AZEMMOUR is on the left bank of the Oum Er-Rbia River, 75 km southwest of Casablanca
Although it was a dependency of the King of Fez, Azemmour had great autonomy. In 1486 its inhabitants became vassals and tributaries of João II of Portugal. Manuel I of Portugal confirmed the treaty in 1497. 
In 1513 Azemmour's governor Moulay Zayam refused to pay the tribute and mustered a powerful, well-equipped army. Manuel sent a massive fleet of 500 ships and 15 000 soldiers and conquered the city with no resistance from its inhabitants. Ferdinand Magellan, the man famed for leading the first-ever circumnavigation of the earth, was among the Portuguese soldiers there.
However, Portuguese control of the city lasted for a short period as it was abandoned by João III of Portugal in 1541 due to economic difficulties.

     The patron saint of Azemmour is Abu Shuayb. His marabout * was built on the order of the Sultan Sidi Mohammed ben Abdallah (1757 - 1790). Each year a moussem** is celebrated to honour him.
     One of the most famous persons from Azemmour is without doubt Estevanico (Esteban the Moor) who is the first post-Columbian Berber to set foot in the New World (the American continent).

Marabout * = sort of mausoleum

Moussem ** = Both religious festivals and commercial fairs, moussems are above all an opportunity for Moroccans to come together and share their cultural identity. A moussem is firstly a religious festival, bringing people together who have sometimes traveled a long way to celebrate and honor a saint. Here the spiritual moments are lived alongside commercial exchanges and it is a real celebration for everyone, locals and visitors alike. A moussem generally involves paying homage to a saint, a Sidi, a man of faith who did something remarkable during his lifetime. But they could be just to celebrate the changing seasons and harvests, such as the date festival in Erfoud, on the edge of the desert, or the honey moussem in Immouzer Ida Outanane near Agadir. There are also moussems dedicated essentially to culture and traditions, like the famous Gnaoua festival in Essaouira. The music and songs of these descendants of black slaves are capable of sending all those present into a trance.

11 heures 48 
Après avoir fait le plein de gazoil (8,20dh/la soit 0,72€), la voiture nous ayant été remise avec rien de rien dans le réservoir nous prenons la direction d'Azemmmour , quelques surprises nous attendent . .  . le piéton qui décide de traverser l'autoroute juste devant la voiture, la moto transportant 2 adultes et 3 enfants  . . . Notre chauffeur émérite prend rapidement la mesure de la situation et s'adapte à la conduite marocaine.
les premières impressions des enfants sont d'émerveillement et de surprise. Ils découvrent les troupeaux de moutons ou de vaches broutant n'importe où, devant les maisons, sur le bord de la route, sur des terrains vagues. Ils ont un aperçu de l'habitat rural, aux toits de tôle ondulée et "décorés" d'une myriade de cailloux ...
Les lauriers roses ne sont pas encore en fleurs, dommage ! Mais eux qui ne les connaissent pas n'en sont pas attristés ! Ils découvrent les eucalyptus, les aloès, les figuiers de Barbarie et se sentent transportés dans un autre univers.
Antheaume, le nez scotché à la fenêtre de la voiture murmure d'un ton subjugué : "c'est ça l'Afrique". Mais je le reprends doucement "c'est ça le Maroc ..."
De surprises en étonnements, d'admiration en fascination, nous arrivons à Azemmour.
Notre avons par deux fois laissé notre obole aux péages ( 5dirham 0,45€ et 23 dh 2,07 €).
Là, le choc est total. Dans un enchevêtrement de motos, mobylettes, trriporteurs, piétons, voitures, bus, taxis à la conduite extrêmement sportive; chiens et autres animaux divaguants, nous essayons d"éviter les ornières et les nids de poule et de trouver notre chemin dans ces rues sans panneaux.
Nous aboutissons sur une place, où, dans un subtil désordre raisonné (si si !!!), les voitures se garent sous la houlette d'un vieux, mais néanmoins énergique, gardien de voiture. Nous décidons d'y laisser la voiture, car nous avons aperçu des petits boui-boui dont les odeurs de brocheurs ne sont pas restées sans effets sur nos estomacs et nos papilles !
A peine avions nous fait quelques pas qu'une fatma (entendre une femme) e précipite vers nous et nous explique, dans un français impeccable, qu'elle est la soeur du gardien de voitures qui lui a dit de venir nous voir pour nous proposer de nous emmener dans un restaurant délicieux. Volubile, la fatma nous met en confiance, s'adresse aux filles, interroge les grands, nous raconte un tas de choses sur Azemmour. Nous la suivons. Quand nous dépassons les boui-boui et traversons la grande artère puis la porte cochère qui nous fait pénétrer dans la médina. Je me dis que les choses se gâtent. La fatma marchent devant avec Laurent et avec un bagout aussi chaleureux qu'incroyable, elle raconte je ne sais quoi à Laurent qui est captivé. A l'arrière, je commence à ralentir le pas. Eléanor se rapproche de moi et me dit, inquiète, "maman ça ne va pas". Nous empruntons un dédale de ruelles et le fameux restaurant n'apparaît jamais. J'appelle Laurent, et dit à la fatma qu'on va s'arrêter là. Elle me rassure, chaleureuse, "le restaurant est juste là, après cette rue, la vue est magnifique sur la kasbah, les remparts et l'embouchure de l'Oum Er Rbia, et la cuisine marocaine est délicieuse ..." Nous avançons jusqu'au détour de la ruelle et découvrons ... une autre ruelle. Je rappelle Laurent, et je fais demi tour. La fatma reprend ses arguments avec force mais cette fois, j'ai peur. J'attrape les filles par la main, et je repars en sens inverse. Eléanor me suit, pas loin de la panique. Bohémond et son père se décide à nous rejoindre. Je remercie la fatma qui s'accroche et nous suit en essayant toujours de nous convaincre de la suivre. Je suis obligée de lui demander fermement (et hélàs assez discourtoisement je dois l'avouer) de nous laisser, ce qu'elle finit pas faire à la sortie de la medina dans un flot de mots dont je n'ai pas bien discerné s'il s'agissait d'imprécations ou d'un au revoir ...
Le coeur un peu battant, nous retrouvons le boulevard, sa circulation, son bruit, son agitation. Nous retrouvons les boui-boui et nous arrêtons.
Le serveur, qui parlent très mal le français mais est plein de gentillesse et de bonne volonté nous installe comme des pachas sur le trottoir d'en face, près d'un petit parc. Les tables sont de guingois, les chaises bancales, des petites boules vertes et dures tombent sur nos têtes et dans nos verres, mais quel bonheur ! Nous sommes bien ! A côté de nous, une famille zemmouri déjeune. Un troupeau de chats vient prendre ses aises à nos côtés et, en moins de temps qu'il n'en fait pour le dire, le serveur nous dépose des plats garnis de keftas (sorte de boulettes de viande de boeuf mélangée à du cumin, de kosbore (coriandre) et des oignons) et de salade marocaine (tomates et oignons rouges sucrés coupées en petits dès très fins) et des panières de kesras toutes chaudes (petit pain plat et rond). Un festin. Sublime. Bohémond n'a jamais rien mangé d'aussi délicieux. Eléanor se régale. Antheaume, le bec sucré de la famille, ne pense même pas au dessert, Ysoie "se tape la cloche" (dixit la demoiselle !); Guyonne ronronne et Cyprille qui, pas encore remise de son angine, regrette de ne pas avoir plus faim ! Laurent suit le mouvement et moi, je retrouve les saveurs de mon enfance, quel bonheur !
Et le tout, croyez moi si vous voulez, pour 120 dh, soit 10,78€ pour nous 8 








En guise de dessert, nous achetons 2 kg d'énormes fraises rouges vendues dans une rue commerçante perpendiculaire, et deux bouteilles de Sidi Ali dans une épicerie.


Nous reprenons la route vers El Jadida, puis vers Safi, où, le retard pris ce matin à l'aéroport, ne nous permets pas de nous arrêter chez les potiers de Safi. Néanmoins, nous passons devant par inadvertance ! Le manque de panneaux indicateurs nous ayant offert un petit tour gratuit en ville avant que nous ne nous décidions à demander le bon chemin à un policier !
Après Safi, nous prenons la route côtière. Les enfants découvrent Jorf Lasfar, grand port phosphatier, ses odeurs et son activités ! Ils ont dénombré pas moins de 6 supertankers à quai, et 9 en rade ! très impressionnant !
La route n'est pas de tout repos pour le chauffeur. Ornières, nids de poule et conduite olé olé des autres conducteurs l'obligent à une grande concentration. Ici, la ligne blanche semble être dessinée spécialement pour autoriser les dépassements, spécialement si un virage se présente et la visibilité est nulle ! Les 3 grands en sont fort impressionnés !
Finalement, je prends le volant. Le Huyndai est moins impressionnant à conduire que je ne pensais, et je m'y fais vite. Contrairement à Laurent, j'ai vite retrouté mon reflex de la main sur le klaxon !

Finalement, à la nuit tombée, au bout d'une petite route qui ressemble plus à une piste qu'à une route d'ailleurs, nous arrivons à Sidi Kaouki. Vu la taille du village, nous trouvons notre hôtel en deux secondes !!

SIDI KAOUKI is  little Berber village on the Atlantic coast, on the ancient caravan route from the desert . Today, Sidi Kaouki is a coastal resort, a vast beach, a windsurfer’s paradise.
La route est longue jusqu'à Sidi Kaouki

Il est 19h40.
Nous sommes accueillis par le gérant et Mohamed son homme à tout faire, comme si nous étions de vieux amis. Nous découvrons notre nouveau domaine. Les chambres sont immenses, sobrement décorées et raisonnent d'enfer. Un bonheur pour les enfants !
Nous allons dîner au restaurant voisin. Mais à attendre les plats, la fatigue est venue, et les enfatns sont retournés se coucher à l'hôtel sans attendre leur dessert !!

La porte de la Chambre 2, celle des parents



Le patio avec au fond, la chambre 5, celle d'Eléanor, Antheaume et Cyprille.


Le couloir avec à gauche l'escalier et en face, la porte de la chambre de Bohémond, Guyonne et Ysoie.

l'escalier qui mène aux chambre, avec ses marches illégales et si courtes qu'on ne peut pas y poser le pieds en entier




 Le dîner









ETAPE 7 - QUAND NOTRE GUIDE S"APPELLE MOLLY * Samedi 13 avril après-midi


Cascades de M'Barek - Waterfalls of M'Barek


Après le déjeuner, nous repassons à l'hôtel. 





A 13h30 nous prenons la route de M'Barek. 
Sur la route, qui mène au Cap Sim, nous rencontrons des arganiers, des arganiers et encore des arganiers  ! Mais à la grande déception de la joyeuse company, aucune chèvre grimpée dans les arganiers . . .
En revanche, nous avons croisé maints dromadaires.





la côte est splendide, encore bien verte. Il fait très chaud, 32°, et le vent qui souffle ne rafraîchit guère l'atmosphère. 

DAR NA CAFE




La vue depuis la terrasse du Dar Na Café. 


L'oued Aghbalou serpente jusqu'à la mer
Dans les temps anciens, aux cascades de Sidi M'Barek  bivouaquaient les caravanes qui se rendaient vers Essaouira







La company est parée pour la randonnée : aller du Dar Na Café aux cascades de M'Barek. 
Nous serons accompagnés d'un guide qui parlent berbère. Mais comme nous ne le parlons pas, nous nous entendrons en ... anglais. Et quand vous saurez que notre guide est ... un berger de l'Atlas (à gauche sur la photo ), vous comprendrez que nous ne partons qu'à moitié rassurés, même si Saïd nous assure qu'avec Molly, sa chienne, tout ira bien !





Molly nous emmène par des sentiers tortueux, qui grimpent avant de redescendre abruptement. Le paysage est splendide,  Molly nous attend quand nous traînons trop pour admirer la paysage. Plus tard, nous attendrons Molly partie chasser . . . la grenouille !!



Des noix d'arganier; dont on sert sert pour faire une huile à la fois cosmétique et alimentaire.




La Company est aux petits soins pour Molly
"Dis Maman, quand est-ce qu'on pourra avoir un chien, tu vois, c'est utile un chien  !"
"Yep yep; c'est utile au Dar Na Café pour guider les touristes !" répond le papa catégorique




Cette btanche et ses drôles de "fruits" a laissé la company perplexe !



Quand les sentiers sont ombragés, la marche est agréable.

Les petites seguias, ces canaux qui irriguent les parcelles.


Un canal d'irrigation


Les oliviers sont en fleurs.


Go Go Molly !!


Cyprille et Molly s'entendent très bien.




Petite pause au bord de l'oued. Quel délice de tremper ses pieds surchauffés par la marche dans l'eau fraîche de l'oued



Et hop ! Eléanor aide Ysoie à franhir l'oued















La culture du maïs


Une fleur de palmier-dattier.
En novembre, les fruits serons récoltés.
D'ici là, le soleil fera son oeuvre.


En plein travail. 
Le paysan amazigh (prononcer amazir') laboure sa terre avec une araire. Les femmes fauchent courbées en deux avec une faucille.








L'oued Aghbalou serpente paresseusement, très paresseusement tandis que Guyonne s'octroie une petite pause sur une roche chauffée par le soleil. Ici, nous sommes à l'abri du vent.





Un berbère et son âne. Lorsque nous le croiserons, il félicitera Laurent pour sa belle famille, et tapotera la tête des filles en les appelant les belles gazelles. Eléanor a échappé au tapotage mais pas au "gazelle" qu'elle ne supporte plus tant elle a en été harcelée jusqu'à présent !




Les cascades ne sont plus très loin. Les premières dunes apparaissent, à la plus grande joie de la company qui . . . 









Fatigué de porter son sac à doc qui pourtant s'allège à mesure que les bouteilles de Sidi Ali se vident, Bohémond a trouvé un système qui nous laissent dubitatifs, mais qui le réjouit : faire porter son sac à dos à sa soeur et ... porter sa soeur ET son sac sur son dos !!!

Le marabout de Sidi M'Barek, qui vécut à la fin du 19ème siècle. Il guérissait les animaux et rendait fécondes les femmes stériles. Le marabout est encore visité de nos jours, nous avons pu le constater, et un grand moussem s'organise autour à l'entrée de l'automne.


les voilà les fameuses cascades !! Bon. D'accord, elles sont photographiées du mauvais côté ! Mais elles sont si . . . . petites  . . .  Les enfants étaient terriblement déçus. Bohémond s'attendait au minimum aux chutes du Niagara ! C'est dire sa deception !



                          


Un joli barbe sellé, nous pensons à Floriane !!


Encore des dunes, et celles-i sont impressionnantes. Que le sable soit archi brûlant ne dérange pas les garçons outre mesure.




Encore le marabout de Sidi M'Barek





Et voilà la mer.


La mer est fraîche (et e n'est rien de le dire), le vent souffle fort (et ce n'est rien de le dire) et Ysoie est rapidement frigorifiée. Heureusement le sable est chaud !



Laurent contemple l'Océan et la force des vagues. C'était marée descendante.


Le retour vers le Dar Na Café



Un dernier tour sur les dunes, après la baignade, histoire de bien se coller du sable partout !


Un petit visiteur impromptu que nous retrouverons plus loin dans la chaussure d'Ysoie, lorsqu'elle voudra les remettre !


Maman et Ysoie


A qui sont ces pas . . .?/


Petit âne qui broute. Le temps que je prenne la photo et j'avais 4 gamins à mes basques me disant
"bonjour dirham" la main tendue !


Un peu fatiguée la Zouzounette. Heureusement que Papa est là !







Il est 18h30, le soleil est encore bien chaud, mais il n'empêche les travaux agricoles



Des arganiers et des soucis


Le toit d'une jolie dar (maison)



Ouf ! Le but approhe ! . Nous avons tous tellement soif . . . nos réserves d'eau sont épuisées depuis un moment déjà ...


Dar Na Café est la maison rouge. Elle ne paie pas de mine de l'extérieur. Mais à l'intérieur, elle est splendide, éclairée par de grandes baies vitrées côté mer et un puits de lumière.




D'étranges animaux peuplent le sol de la terrasse.


Après l'effort, le repos sur la terrasse du Dar Na Café

Le lézard est fait de chaînes de vélo. Original et bien réussi !





Coucher de soleil sur Sidi M'Barek






Un tantinet fatiguée les galinettes


Tagine de keftas


Tagine berbère de poulet aux oignons et aux raisins
Sur notre échelle de notation : 25/20, comme les keftas d'Azemmour !
Tout simplement sublime ! 
Un grand merci à Saïd, formidable cuisinier, pour la qualité de son accueil.