vendredi 19 avril 2013

ETAPE 19 - VOLUBILIS LA ROMAINE


Nous avons quitté Casa à 7h45 après un copieux petit-déjeuner pour prendre la route en direction de Volubilis. 272 km, mais grâce à l'autoroute (limitée à 110km/h), nous y parvenons à 10h30.

 

Après Meknès, nous montons sur Volubilis. Nous traversons de riches oliveraies. 


La Company appréhende, après le Haut Atlas, le Moyen Atlas.


Moulay Idriss se dresse sur un piton rocheux à flanc d massif montagneux du Zerhoun. La petite cité domine la vallée de l'oued Erroumane. Nous ne sommes plus qu'à 5 km de Volubilis.
Moulay Idriss abrite le tombeau de Moulay Idriss Ier. Petit-fils d'Ali et de la fille du prophète Mahomet, Fatim-Zahra, Idriss est pris dans les querelles de succession de Mahomet. Après le massacre de sa famille (en 786) par les Abbassides (partisans d'Al Abbas, l'oncle de Mahomet), il fuit jusqu'à l'extrême Maghreb. C'est ainsi qu'il est recueilli par les Berbères Awreba qui, après lui avoir donné la fille de leur chef Kenza en mariage, en font finalement leur chef. C'est ainsi que naquit la première dynastie arabe du Maroc.
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VOLUBILIS
La date de fondation de Volubilis reste incertaine. Fut-elle fondée par Juba II, roi de Maurétanie (25 BC - 23 AC) ? Toujours est-il que les fouilles ont démontré l'existence d'une cité pré-romaine établie sur un éperon rocheux entre les oued Fertassa et Khoumane (la rivière aux Grenades).


La basilique

Vers l'an 40 AC, les Romains, sous le règne de l'empereur Commode, en pleine conquête d'une nouvelle province (la Maurétanie Tingitane) conquiert la petite cité.



Il fait déjà une chaleur suffocante, et la Company recherche le moindre petit coin d'ombre, qui sont plutôt rares à Volubilis !


Volubilis la Romaine prospère grâce au commerce de l'huile d'olives.
Peu à peu, la cité s'étend sur  40 hectares. Elle se ceint d'une muraille de 2 350 mètres.

Un pressoir à huile datant du deuxième siècle après Jésus Christ
 A la fin du 3ème siècle, les Romains se replient vers Tanger, amorçant le déclin de la ville.
Les Berbères désormais christianisés l'occupent. Après 788 et l'arrivée de moulay Idriss, les Berbères sont islamisés.

Les ruines de la basilique
En 1755, les ondes du tremblement de terre se font sentir jusqu'à Volubilis, et achève la ruine de la cité, désormais désertée.







Guyonne devant l'aqueduc


Encore un petit coin d'ombre, il sera difficile d'en déloger la Company pour poursuivre notre expédition !


La mosaïque du desultor
Le desultor est un athlète qui devait sauter de char ou de cheval et y remonter en pleine course.
Cette épreuve était déjà pratiquée chez les Grecs, et faisait partie des Jeux Olympiques.
L'athlète est représenté nu sur cette mosaïque, chevauchant à l'envers un âne. Il porte un canthare (vase à boire) qui est sa récompense. 


Laurent le targui et Bohémond en admiration devant l'arc de triomphe


Aux pieds de l'arc de triomphe






Au fond l'arc de triomphe. Erigé en 217 par le procurateur impérial Marc-Aurèle Sébastène en l'honneur de l'empereur Caracalla et de sa mère Julia Domna. Il fut partiellement remonté en 1933 par des archéologues français.




L'hiver n'est pas loin, et la chaleur et la sécheresse n'ont pas encore cuit toute la végétation qui ce jour est un vrai régal pour l'oeil.




Le Decumanus Maximus, la principale artère de Volubilis qui traversait la cité de part en part. elle était bordée d'un portique sous lequel s'ouvraient des boutiques. En arrière de celles-ci se trouvaient de somptueuses demeures.


L'arc de triomphe au fond, le Decumanus Maximus à main droite et au premier plan, les ruines d'une demeures où furent retrouvés deux pressoirs.






Ce petit sentier à travers les oliviers traverse l'oued Fertassa et mène à la sortie de Volubilis.



Antheaume prend la pause devant un aloes



La vue depuis les hauteurs de Volubilis est vraiment magnifique




jeudi 18 avril 2013

ETAPE 18 - OUARZAZATE - CASABLANCA - 8 heures de route




On admire une dernière fois la vue un peu particulière depuis la fenêtre de la chambre des parents ...


Il est pas beau Mister Cancrelat ?
Il avait paisiblement élu domicile dans l'une des petites pochette de la sacoche de l'ordinateur et n'a pas apprécié d'être dérangé par un hurlement ! Après être remonté brièvement le long des doigts de Maman qui a eu l'impudence de vouloir ranger les prises et autres rallonges sans vérifier l'état d'occupation des pochettes, et il a grimpé sur le mur de la chambre où la Company, alertée par le cri maternel, a pu l'admirer avec dégoût prononcé !
Et tous de tomber d'accord pour dire qu'une telle rencontre était préférable le dernier jour plutôt que le premier !
Du coup, nous avons défait les valises déjà faites avec circonspection, pour être bien certains de ne pas amener à Casa, voire à Châlons, de tels souvenirs marocains !


9 heures 12, nous sommes sur la route, direction Marrakech. Mais cette fois, nous ne prévoyons de nous arrêter qu'à l'Oasis Café de Tafernout, comme à l'aller. Tant pis pour la Koutoubia, aperçue à l'aller, et les Tombeaux Saâdiens ...


Un marabout et un cimetière


Nous quittons la province du Souss-Massa






Les petits villages sont accrochés à flanc de montagnes.
Difficile d'échapper aux poteaux éléctriques et aux antennes paraboliques. La rançon de la modernité . . .



Les neiges n'ont pas encore complètement fondues, sur les hauteurs du Haut Atlas





Impressionnant, non ?!


























La route est longue, tortueuse. Les kilomètres ne défilent par rapidement. Il fait une chaleur terrible et comme maman mitraille le paysage, il faut rouler les fenêtres ouvertes et donc pas de clim.
Mais les paysages sont si magnifiques, si variés, la route si impressionnante avec ses précipices que finalement, personne ne trouve le temps long ! Pourtant, 4 heures pour faire 250 km, c'est pas mal !







Le Shergui souffle sur Marrakech. Ajouté au 45°c ambiant, il n'y a personne à l'Oasis Café de Tafernout. La terrasse est intenable et nous nous réfugions à l'intérieur qui est climatisé, et tant pis pour la fumée de cigarettes !





Nous arrivons à Casablanca à l'heure des embouteillages.
Mais en réalité, il y a tout le temps des embouteillages à Casablanca !
Aux feux rouges, des jeunes essaient de nettoyer le pare-brise (pas évident avec le Hyundai !), de vendre des boîtes de kleneex ...
Dans Casablanca pas plus qu'à Marrakech nous ne trouvons de panneaux indicateurs. Le nom des rues est aléatoires, soit il s'agit de l'ancien nom, soit la rue a été rebaptisée soit le nom est en arabe ! Difficile de s'y retrouver! Mais nous finissons par arriver à notre hôtel, rue Mohamed Smiha, entre la Place des Nations Unies et le port. 


Dès le hall de l'hôtel, nous nous trouvons en plein décors des mille et une nuits.


Le plafond


Le hall d'entrée


La chambre 61 attribuée aux garçons
Le lit d'Antheaume


Le lit de Bohémond


La chambre 64, véritable suite avec son salon marocain. Le lit est tellement king size, que les 4 filles ont pu y dormir dans se gêner !!!!! Alors qu'il était prévu que 2 des filles dorment sur les sofas.


Le bureau



La chambre 63 attribuée à Papa et Maman


Au cas où, la Meque est par là !


Vue depuis le petit bout de balcon. On aperçoit le port.
Juste à gauche, il y a l'Avenue des FAR (Forces Armées Royales) où la circulation est plus que dense. Heureusement les double-vitrages sont très efficaces. Nous ne serons pas gênés par les bruits de circulation, mais on entendra quand même le muezzin !





La salle de bain
Dommage que nous y ayons en permanence pataugé dans l'eau ... il y avait une fuite sous le lavabo, et malgré nos diverses recommandations, personne n'est jamais venu réparer ...






Elle n'est pas belle cette porte d’ascenseur ? Excusez les reflets . . .


Après tant d'heures de voiture, personne n'a envie de reprendre la voiture pour aller jusqu'à la corniche où Maman avait prévu le dîner. Nous partons gaillardement à pieds de l'hôtel en direction du Marché Central.
Maman n'a pas oublié que s'y trouvent des petits restaurants sans prétention.
Nous nous sommes régalés au Snack Amine, du poisson pêché du matin et cuisiné à la plancha ! Les quelques non-amateurs de poissons se sont régalés d'un hamburger frites, et tant pis pour le grand schlem tagine-couscous !



Devant l'entrée de l'hôtel


Une journée bien remplie s'achève.
Demain, c'est à Volubilis et Meknès que nous emmènera le Huyndai.
Mais en attendant, au lit !