jeudi 18 avril 2013

ETAPE 18 - OUARZAZATE - CASABLANCA - 8 heures de route




On admire une dernière fois la vue un peu particulière depuis la fenêtre de la chambre des parents ...


Il est pas beau Mister Cancrelat ?
Il avait paisiblement élu domicile dans l'une des petites pochette de la sacoche de l'ordinateur et n'a pas apprécié d'être dérangé par un hurlement ! Après être remonté brièvement le long des doigts de Maman qui a eu l'impudence de vouloir ranger les prises et autres rallonges sans vérifier l'état d'occupation des pochettes, et il a grimpé sur le mur de la chambre où la Company, alertée par le cri maternel, a pu l'admirer avec dégoût prononcé !
Et tous de tomber d'accord pour dire qu'une telle rencontre était préférable le dernier jour plutôt que le premier !
Du coup, nous avons défait les valises déjà faites avec circonspection, pour être bien certains de ne pas amener à Casa, voire à Châlons, de tels souvenirs marocains !


9 heures 12, nous sommes sur la route, direction Marrakech. Mais cette fois, nous ne prévoyons de nous arrêter qu'à l'Oasis Café de Tafernout, comme à l'aller. Tant pis pour la Koutoubia, aperçue à l'aller, et les Tombeaux Saâdiens ...


Un marabout et un cimetière


Nous quittons la province du Souss-Massa






Les petits villages sont accrochés à flanc de montagnes.
Difficile d'échapper aux poteaux éléctriques et aux antennes paraboliques. La rançon de la modernité . . .



Les neiges n'ont pas encore complètement fondues, sur les hauteurs du Haut Atlas





Impressionnant, non ?!


























La route est longue, tortueuse. Les kilomètres ne défilent par rapidement. Il fait une chaleur terrible et comme maman mitraille le paysage, il faut rouler les fenêtres ouvertes et donc pas de clim.
Mais les paysages sont si magnifiques, si variés, la route si impressionnante avec ses précipices que finalement, personne ne trouve le temps long ! Pourtant, 4 heures pour faire 250 km, c'est pas mal !







Le Shergui souffle sur Marrakech. Ajouté au 45°c ambiant, il n'y a personne à l'Oasis Café de Tafernout. La terrasse est intenable et nous nous réfugions à l'intérieur qui est climatisé, et tant pis pour la fumée de cigarettes !





Nous arrivons à Casablanca à l'heure des embouteillages.
Mais en réalité, il y a tout le temps des embouteillages à Casablanca !
Aux feux rouges, des jeunes essaient de nettoyer le pare-brise (pas évident avec le Hyundai !), de vendre des boîtes de kleneex ...
Dans Casablanca pas plus qu'à Marrakech nous ne trouvons de panneaux indicateurs. Le nom des rues est aléatoires, soit il s'agit de l'ancien nom, soit la rue a été rebaptisée soit le nom est en arabe ! Difficile de s'y retrouver! Mais nous finissons par arriver à notre hôtel, rue Mohamed Smiha, entre la Place des Nations Unies et le port. 


Dès le hall de l'hôtel, nous nous trouvons en plein décors des mille et une nuits.


Le plafond


Le hall d'entrée


La chambre 61 attribuée aux garçons
Le lit d'Antheaume


Le lit de Bohémond


La chambre 64, véritable suite avec son salon marocain. Le lit est tellement king size, que les 4 filles ont pu y dormir dans se gêner !!!!! Alors qu'il était prévu que 2 des filles dorment sur les sofas.


Le bureau



La chambre 63 attribuée à Papa et Maman


Au cas où, la Meque est par là !


Vue depuis le petit bout de balcon. On aperçoit le port.
Juste à gauche, il y a l'Avenue des FAR (Forces Armées Royales) où la circulation est plus que dense. Heureusement les double-vitrages sont très efficaces. Nous ne serons pas gênés par les bruits de circulation, mais on entendra quand même le muezzin !





La salle de bain
Dommage que nous y ayons en permanence pataugé dans l'eau ... il y avait une fuite sous le lavabo, et malgré nos diverses recommandations, personne n'est jamais venu réparer ...






Elle n'est pas belle cette porte d’ascenseur ? Excusez les reflets . . .


Après tant d'heures de voiture, personne n'a envie de reprendre la voiture pour aller jusqu'à la corniche où Maman avait prévu le dîner. Nous partons gaillardement à pieds de l'hôtel en direction du Marché Central.
Maman n'a pas oublié que s'y trouvent des petits restaurants sans prétention.
Nous nous sommes régalés au Snack Amine, du poisson pêché du matin et cuisiné à la plancha ! Les quelques non-amateurs de poissons se sont régalés d'un hamburger frites, et tant pis pour le grand schlem tagine-couscous !



Devant l'entrée de l'hôtel


Une journée bien remplie s'achève.
Demain, c'est à Volubilis et Meknès que nous emmènera le Huyndai.
Mais en attendant, au lit !

mercredi 17 avril 2013

ETAPE 17 - DES KOUMAYAS ET DES ROSES

Nous laissons les Ait Ben Haddou pour prendre la direction de la Vallée du Dadès.





Nous repassons par Ouarzazate, avant de récupérer la route de la vallée du Dadès 




Nous longeons le lac El Mansour Eddhabi. Le barrage a été construit en 1969 et inauguré en 1971.
Le lac s'étend sur 4 500 ha et retient 560 millions de m3 d'eau. 
Le barrage permet l'irrigation de plus de 25 000 ha dont 14 ha de terres cultivables et 8 000 ha de palmeraies.










L'estomac de la Company crie famine.
Nous ne trouvons pas grand chose sur la route jusqu'à ce petit restaurant du pont.


Il fait si chaud sur la terrasse, que la Company réclame de la fraîcheur, et nous voilà bientôt installés à l'intérieur, dans un salon marocain.


Le top 4 des boissons !
L'eau CIEL qui concurrence la Sidi Ali, le Coca qui n'a pas le même goût qu'en France, un goût bien meilleur, bien évidemment ! Le Sprite sublime de douceur sucrée quand il est bien frais et le Hawai qui n'a pas son équivalent en France.


Nous avions demandé des sandwiches de keftas, mais nous avons vu arriver sur la table un tagine de keftas . . .  il faut croire que le berbère de Maman est loin d'être au point !
 


Petite épicerie à côté du restaurant.

L'estomac bien calé, nous reprenons la route pour Kelaat m'Gouna. Nous arrivons à la Coopérative d'Azlag, étape très attendue des gars : c'est là que sont fabriqués les fameux koumayas, ces poignards berbères qui les font rêver.


Rachid nous accueille dans sa boutique-atelier.
Après nous avoir expliqué qu'il est ceinture noire de judo, qu'il a un diplôme de mécanicien mais qu'il a repris par passion l'atelier de fabrication de son père, il se lance avec dextérité dans la fabrication de petites mains de Fatma qu'il grave ensuite au prénom de chaque enfant qu'il a traduit auparavant en arabe !
Les filles sont ravies !


Pendant ce temps, Bohémond et Antheaume admirent les koumayas, Hanzers et autres sublas exposés.






 Evidemment, nous ne saurions aller quelque part sans . . . visiter les toilettes. Ouf ! Ici pas de toilettes à la turque ! et une porte qui plaît beaucoup aux filles qui la prennent en photo !


Nous laissons finalement Rachid à son travail minutieux. Son frère nous emmène plus loin dans Kelaat m'Gouna, dans une distellerie.
Une fragrance subtile et délicieuse de roses nous saute aux narines et chacun est charmé.
Tout le processus de la distillerie nous est expliqué en détail et nous sommes tous captivés.



Bohémond photographie le panneau pour Cyprille qui dit qu'elle demandera à la maîtresse si elle peut faire un exposé sur l'eau de roses de Kelaat m'Gouna.


Nous finissons dans la boutique. Difficile de se retenir tant le délicieux parfum de roses nous charme !
Pendant que nous faisons notre choix, le frère de Rachid disparait un moment puis revient avec un petit bouquet de roses pour nous. Maman les mettra précieusement entre les pages du Travel Book rouge, et pendant tout le reste du voyage, le Hyundai embaumera !




Nous avons passé beaucoup plus de temps que prévu avec Rachid et dans la distillerie.
Tant pis pour Boumalne du Dadès et les Gorges. Il faudra décidément que nous revenions !!!
Nous reprenons la route de Ouarzazate avec un objectif : photographier un panneau annonçant le passage d'un oued.





La route est aride. Où sont passées les oasis ?!




Le voilà notre panneau !
 Mais rien à craindre de l'oued, il est complètement à sec . . .



Même au Maroc, les gars n'oublient pas qu'ils sont JSP, et il faut impérativement s'arrêter photographier ce panneau !
Et de panneaux en panneaux, nous arrivons à Ouarzazate !