mercredi 17 avril 2013

ETAPE 16 - LE KSAR DES AIT BEN HADDOU SECONDE !!


Finalement . . . ça aurait trop dommage de ne pas visiter ce si beau ksar des Aît Ben Haddou ...

Il n'est pas encore 8h30 lorsque nous y arrivons. Nous trouvons le parking envahi de motos et de voitures de rallye, et de toutes sortes de gros camions et caravanes. 
Papa réussit à glisser le Hyundai dans une petite place oubliée, et nous nous lançons à l'assaut du ksar.
L'air est encore léger, mais on sent bien que cela ne va pas durer.

Le coeur léger et plein de courage ce matin, la Company franchit la porte en chicane. 
Barrage. Nous ne passerons pas sans avoir laissé 30 dh pour "aider à la restauration du ksar par l'UNICEF". Maman demande des tickets d'entrée. Des QUOI ?!!!
Nous avançons de quelques pas et un jeune homme nous tombe dessus, surgi d'on ne sait où. Il nous propose la visite pour 120 dh. Mais nous n'avons pas besoin de guide, Maman sait où elle veut mener la Company. Le guide, sentant l'affaire lui échapper, baisse son prix d'importance et . . . en avant la visite guidée !



Autrefois, nous explique notre guide, il fallait que les femmes fassent 15 kms pour aller puiser de l'eau potable et la ramener dans ces jarres . . .


Maman craque complètement pour ces fers forgés. . . et ce qu'ils révèlent !



Voici la petite entrée en chicane par laquelle nous avons pénétré dans la ksar.


Un coffrage pour préparer le pisé


Une meule, pour moudre le grain. Un autre semblable sert à faire l'huile d'olives.


Contre un mur, des piles de briques d'adobe


Le ksar n'est plus habité que par quelques familles. Au détour de certaines rues, quelques petites boutiques vendent des antiquités fanées, ou de jeunes artistes essaient de vendre leurs dessins.
Bien qu'il soit tôt, une femme revient déjà des champs . . .


Elle gare son "4X4 berbère"  (comme nous dit le guide dans un grand éclat de rire) dans la ruelle et rentre chez elle


Nous descendons à travers les ruelles, et notre guide nous amène vers un espace semi-circulaire qu'il nous montre, en nous expliquant fièrement qu'ici, a été reconstitué des arènes pour le film GLADIATOR, et qu'il a lui-même été figurant. Il a chez lui un grand poster dédicacé de Russel Crowe !

Mais Maman préfère photographier ce que l'on voit de l'autre côté, qui lui semble bien plus beau !







Et encore des fers forgés s'ouvrant sur des vues grandioses.


L'eau est à la fois absente et tellement présente !






Le guide nous a emmené dans sa maison. Il appartient à l'une des familles habitant encore dans le ksar.
Et de nous montrer fièrement le métier à tisser les tapis de sa femme, que nous avons aperçu, dans sa cuisine, épluchant les légumes pour le couscous.


L'intérieur d'une maison inhabitée.


L'eau manque depuis 5 ans. L'oued Asif Mellah est au plus sec. 
Mais la palmeraie est encore bien entretenue.


Le mellah, déserté depuis quelques décennies, fond doucement, mais sûrement. 
Plus aucune famille n'y habite. Et sa restauration n'est pas à l'ordre du jour.




Nous sommes montés tout en haut, là où se trouve l'ighrem, le grenier aujourd'hui désaffecté.
La vue est somptueuse.
On distingue la porte principale, et l'une des casbahs restaurées.





Pendant que Maman bombarde, la Company profite d'une tout petit petit coin d'ombre pour se désaltérer.
Il est 9 heures 20, et la fraîcheur matutinale est déjà un bien lointain souvenir !


Un peu la même photo que plus haut.
on aperçoit la porte principale. Les deux casbahs restaurées et un troisième pas encore relevée.


Grandioses paysages, n'est-il pas.
La Company en est restée un moment sans voix . . . avant qu'un petit chiot, sorti d'on ne sait où (c'est la spécialité du pays de sortir d'on ne sait où !!), ne les arrache à leur contemplation !








Merci le guide, qui faisait le guignol en nous répétant "on dit tagine, on dit tagine !!"
Et ça a marché ! 


Autre intérieur berbère.



Une lampe à huile


Un puits de lumière façon berbère.



Les ruelles couvertes du ksar



Fleurs d'oliviers


Et voilà.
La visite est terminée.
La Company ne regrette rien.
Et franchit néanmoins sans nostalgie le gué de l'oued Asif Mellah pour revenir au 21ème siècle . . .
Quoique . . . !!


mardi 16 avril 2013

ETAPE 15 - UNE SOIREE A OUARZAZATE - mardi 16 avril 2013


Un petit plongeon dans la piscine et une bonne douche plus tard, nous nous préparons à aller dîner chez notre ami Aziz, du Sable d'Or après avoir été rendre une petite visite à . . . notre ami Omar !


L'entrée de l'Hôtel Zaghro



Ce soir, Omar nous ouvre son coffre magique.
Il y en a des trésors berbères là-dedans.
Maman saura y résister ce soir . . . mais rien ne dit que demain . . . !!




Ce soir, c'est couscous pour tous chez Aziz.
Il faut bien ça pour nous remettre de nos émotions !
Servi dans de la poterie de Tamegroute.
Un régal.


Et pour finir, le "Whisky berbère" servi avec brio par notre ami Aziz

Et le clou de la soirée sera ce mariage berbère, qui défilera sous nos yeux.


Un magnifique barbe blanc, scellé comme pour la fantasia


Le marié doit y monter. Mais on sent le manque d'habitude.



Derrière viennent la famille, les amis vêtus de leurs plus beaux caftans


Victoire ! Le marié est parvenu à se jucher sur sa blanche monture !!




Les musiciens ferment le cortège.


Et nous rentrons à l'hôtel, repus par le délicieux couscous d'Aziz, 
les yeux plein de rêves d'avoir eu un petit aperçu d'un mariage berbère  . . . 

ETAPE 14 - AÏT BEN HADDOU QUAND LES TOURISTES NOUS FONT FUIR - mardi 16 avril après-midi


Les Aït Ben Haddou.
Là aussi, les temps changent.
Un parking a été aménagé comme une grande cour. Un chibani (un vieux) en garde l'accès. 
A la sortie, il nous réclamera 5 dh, mais c'est marqué sur la panneau à l'entrée (ou la sortie c'est selon !).
Autour de cette cour, des hôtels, 3, un restaurant, une épicerie.
Qui tombe à pique, car nous sommes assoiffés, une fois de plus !

Pendant que Maman va chercher une Sidi Ali, la Company se pose sur le devant d'un hôtel.
Bohémond décide d'aller en visiter les toilettes.
Maman ressort furieuse, mais furieuse de l'épicerie !
Le brigand lui a vendu 20 dh la Sidi Ali quand elle est partout ailleurs à 10 dh voire même 5 dh comme à Zagora !



Il fait vraiment, mais vraiment chaud.
Antheaume ne veut pas de son chèche, Cyprille s'en empare.

Chacun a bu. 
A l'assaut des Aït Ben Haddou.
Nous empruntons une ruelle, bordée de boutiques à touristes dont les marchands nous interpellent.


Maman commence à être vraiment dans de mauvaises dispositions !
On n'a pas le droit de lui voler ses souvenirs d'enfance comme ça !
Et tous ces touristes qui sont répandus dans la ruelle ! 
Ca parle allemand et français de tout les côtés.

Dernier virage dans la ruelle et nous débouchons enfin sur les Aït Ben Haddou.
Et là, même pas besoin de poser la question : c'est un KSAR !!!
Maman est fière de sa Company !


Nous traversons l'oued Mellah.
L'oued est presqu'à sec. 
Pourtant, une flopée de gamins est là à vous tendre la main pour vous aider à la traversée.
Ils s'accrochent aux filles en réclamant (sans complexe !) "ouaghad dirham, un euro" . 
Les filles ne sont pas loin de paniquer.
Maman les chasse, ils reviennent. Il faut que Papa interviennent pour qu'ils nous laissent tranquilles.

Maman est au bord de l'explosion. Rien ne va plus.




L'une des casbahs du ksar, magnifiquement restaurée par l'UNESCO.
Maman s'apaise un peu en faisant quelques photos.



La porte principale


Ce que l'on trouve maintenant, face à la casbah, de l'autre côté de l'oued . . .


La tour d'une casbah pas encore restaurée.


Derrière nous, des touristes arrivent.
Les enfants ont chauds (les parents aussi !).
Bohémond a mal au ventre (aïe aïe aïe !)
Maman est trop déçue.
Tant pis, nous abandonnons.
Nous ne visiterons pas le ksar.

Nous faisons demi-tour, repassons le gué, les pieds dans l'oued car les gamins, pour être certains que les touristes auront recours à leur service, balancent des seaux d'eau sur les troncs en bois qui servent au passage, les rendant glissant et donc impraticables sauf . . . si une main secourable (à oughad dirham ou 1 euro) ne se propose !!!


En quittant le parking, dans l'affolement et l'énervement général, nous nous trompons de sens !
Et nous tombons sur le Bagdad Café !
Alors nous faisons la photo, pour Muriel qui nous a emmené, elle, au VRAI Bagdad Café !!!



Vous avez compris ? 
Quand il y a des panneaux, ils ne nous sont guère d'une grande utilité !!!

Néanmoins sans encombre, nous regagnons l'Hôtel Zaghro.