dimanche 14 avril 2013

ETAPE 10 - ZAGORA LA PERLE DU DESERT - Lundi 15 avril 2013







Strategically placed at the confluence of three rivers (oueds), Ouarzazate has had a military presence since the Almohad period. In the late 19th century, the kasbah came under control of the Glaoui family, who used it as a power base to develop their control of the South. In 1926, the first airfield was built, and in 1928 a regular French military garrison was installed. Ouarzazate was henceforth the main administrative town for the region, the nerve centre for the Lyautey method of expanding French influence into tribal areas. Today, Ouarzazate is a solid, if sleepy, little town. 

The immediate vicinity of Ouarzazate is since Lawrence of Arabia was filmed at Aït Ben Haddou, the region, close to mountains and desert, has been often used as a film location (Gladiator, Kundun, The Last Temptation of Christ, Babel, Alexander the Great).

Premier petit déjeuner à l'hôtel Zaghro.
Ce matin, nous l'avons compris, une fois franchi le pont sur l'oued Ouarzazate en direction de Zagora, on n'est plus à Ouarzazate, mais à Tabount. Notre hôtel est donc à Tabount ! Ceci dit, même si on l'avait su hier, nous n'en n'aurions pas trouvé notre hôtel plus rapidement !!


Le fameux jus d'orange régale notre petit déjeuner, mais ici, hélas, point de msemmem, ces crêpes marocaines dont nous nous sommes régalés à Sidi Kaouki. En revanche, nous avons pour agrémenter notre kesra ou nos pains au chocolat du miel d'acacia ... 


La piscine nous tend les bras, mais ce matin, nous lui préférons le petit déjeuner. Nous nous promettons d'y piquer une tête ce soir, en revenant d'excursion.





Au programme de cette journée, la vallée du Draa.

"Dieu a créé des pays pleins d'eau pour que les hommes y vivent et des déserts pour qu'ils découvrent leur âme". 

                                     Proverbe Touareg

La vallée du Draâ
Zagora - Amazraou - Tamegroute
The Draa Valley is known as the Country of the Dates, and is very dryer. Coming from the High Atlas, the Oued Draa cuts a deep channel between the Jebel Saghro and the Anti Atlas Mountain ranges, through a series of steep canyons famous to their cliffs of green and black rock.
     The inhabitants of the Draa Valley are a mixture of Arab, Berber, Jew and the descendants of Mauritanian slaves. Under constant attack from pillaging nomads, they clustered together in fortified villages called ksour, surrounded by their patchwork blanket of fields and palm groves. Like tiny city-states, the still thriving communities built everything vital to life within their protective walls.


Il est 8h10, et il fait déjà 34°c.
La première partie de la route, Ouarzazate - Agdz est la plus aride.
La company découvre un  paysage lunaire, complètement désertique. Le premier qui voit un troupeau de biquettes brouter gagne . . . un bisou ! Jusqu'à Agdz, personne n'a remporté le bisou maternel !
Pas âme qui vive, personne au bord de la route pour vendre des cailloux ou autres bijoux berbères.
La route tournicote dans tous les sens, grimpe dur, et les enfants s'amusent des camions que nous croisons qui entassent sur leur toit un double chargement. Laurent lui, se demande comment ils ne se renversent pas dans les virages ! Il est encore tôt, et pas grand monde ne descend. Tout le monde semble monter, comme nous. 




Tout à coup, surprise, on aperçoit un village. 






Nous avons passé le col de Tiniffitt (1660m). Les montagnes sont sans fin, Mais au détour d'une épingle à cheveux, alors que s'offre un magnifique point de vue, sur un petit terre plein, un berbère, vend des bijoux, des minéraux, des dattes. Il nous laisse prendre la photo sans broncher. Il est en train de s'installer. Accroupi, il dispose dans un ordre que lui seul connaît, ses trésors. Il n'est pas encore prêt pour le client, et sans attendre notre reste, nous remontons en voiture !




Peu à peu, le paysage change.
Nous découvrons l'oued Draa et ses oasis. La première casbah,  maison fortifiée comportant 4 tours, jaillit deson écrin de palmiers.




Mais le Reg ne nous lâche pas si facilement. L'aridité et les rochers résistent.


Zagora est encore une petite cité, mais nous avons droit néanmoins à quelques kilomètres d'une grande avenue avant d'arriver dans le centre ville.
Evidemment, Maman ne reconnait pas Zagora, mais c'est normal ! Elle ne sait plus quand elle y est venue, et elle ne veut même pas calculer !
La company étant assoiffée et réclamant de l'eau fraîche, nous nous arrêtons pour acheter de la Sidi Ali bien fraîche. Nous en profitons pour embaucher un Berbère qui nous guidera à Amazraou.

Amazraou (prononcer Amzrou)
Le ksar (réunion de plusieurs casbahs et habitations dans des murailles fortifiées) est aujourd'hui occupée par des DRAOUI, nomades originaires du Mali. La ksar avait un mellah, quartier juif, où habitaient 30 foyers. Les Juifs étaient soit bijoutiers, soit bourreliers (ils fabriquaient des selles de chameaux et des bâts) Au milieu du 19ème siècle, lorsque s'éteint le commerce caravanier, les Juifs quittent la vallée où ils étaient présents depuis le 1er siècle après Jésus Christ.


Une rue couverte, très fraîche quand les températures extérieures grimpent. L'entrée de plusieurs demeurent y donnent. 


Même si tout autour de l'habitat, les nouveaux quartiers poussent comme des champignons, dans l'anarchie la plus totale, le ksar reste habité par quelques familles. L'éléctricité y est arrivée  et . . . des fils éléctriques ont fleuri anarchiquement. Les femmes berbères sont habillées pour sortir d'un grand haïk noir qui les protège de la chaleur.


Le Mellah qui, depuis le départ des Juifs, fond petit à petit.



 





Les fenêtres protégées par des grillages. Ainsi, les femmes cachées derrières les fers forgés, pouvaient observer ce qui se passaient dans les rues sans que quiconque ne les voient . . .



Avec notre guide à la porte de sortie d'Amazraou.
On ne peut entrer dans le ksar que par la porte du haut, et en ressortir obligatoirement par la porte du bas. La nuit, les deux portes sont fermées, plus personnes ne peut pénétrer dans le ksar.



Franchie la porte du ksar, nous arrivons dans la palmeraie. 
Les affaires se corsent. Oubliée la fraîcheur des ruelles de la casbah ! Le soleil cogne fort, et le guide marche d'un pas énergique. Nos trois berbères sous leurs chèches vont gaillardement, et les filles transpirent à grosses gouttes et suivent non moins gaillardement !
Maman est à la traîne, comme d'habitude !
Sa tendance naturelle à marcher lentement ajoutée au recul nécessaire pour les photos, n'arrangent pas les choses. Les enfants n'aiment pas la savoir derrière. Tacitement, ils s'arrangent pour que Maman ne soit jamais toute seule, et quand l'écart se fait trop grand, il y en a toujours un de la tête pour ralentir à son tour et rester derrière pour guetter que Maman et son ange gardien suivent bien le bon chemin et rattrape le reste de la company !



Nous suivons les sentiers qui suivent les canaux d'irrigation. 


Un champ de luzerne. La palmeraie se partage en parcelles, chacune close d'un mur et fermée d'une porte cadenassée. La luzerne, le blé, le maïs, l'orge, l'avoine mais aussi des fèves, des pois, des carottes, des navets et des courgettes y sont cultivés.






La palmeraie débouche sur les dunes. 
Du haut de cette dune s'offre un somptueux point de vue, le bivouac des caravanes transsahariennes des temps jadis. C'est là qu'elles faisaient étapes avant de poursuivre soit sur Marrakech soit vers le désert . . . et Tombouctou


Le sable était si brûlant que seuls ceux qui avaient des chaussures bien fermées ont pu y monter.
Petit jeu : qui est qui ?
A Gauche , Bohémond, à droite Laurent


Pendant ce temps, à l'ombre des dattiers, nous attendons patiemment nos Berbères du désert. A côté de nous, sur un petit pont fait en tronc de palmier, des femmes et leurs filles lavent à grands coups d'eau et de Tide de magnifiques tapis berbères. 
Elles n'ont pas tenu à être prises en photos . . . Dommage, mais Maman et ses filles auraient été à leur place, elles n'auraient pas aimé non plus !
Les filles, qui malgré l'ombre relativement fraîche des palmiers, cuisaient à petit feu seraient bien descendues dans le grand canal patauger avec elles !!


Ils sont pas beaux nos Berbères du désert ?!!!


Pour retrouver la voiture, nous repassons par le ksar



Vue sur le ksar depuis le toit terrasse de l'une des maisons



On ne saurait quitter Zagora sans poser devant le très fameux panneau 
Tombouctou  52 jours de chameaux



Nous avions trois Berbères du désert, il faut y ajouter une gazelle berbère en plus !
Vous la reconnaissez, c'est Ysoie ! Son petit nez est aussi rose que son foulard ! Le chaud soleil de la palmeraie a laissé quelques traces . . . et pas qu'à elle !!!

C'est comme la multiplication des petits pains ! 
Voilà trois ravissantes gazelles berbères du désert coiffées de leur  foulard berbère.







La principale artère de Zagora.

Ici, point trop de voitures, de mobylettes, de piétons, de passants.
Il faut juste dire qu'il est l'heure la plus torride de la journée et qu'il doit faire pas loin de 45°c !
Il faut être fou pour sortir à cette heure-là  !


En face de notre restaurant, le Marjana, une mosquée



Les brochettes nous ayant bien régalées, la Company est requinquée, mais il fait toujours aussi chaud.
Le Travel Book nous envoie maintenant vers Tamegroute, ses potiers et sa bibliothèque presqu'aussi précieuse que celle de Tombouctou.
Mais un vent de fatigue souffle dans les rangs de la Company qui ne rêve ni de potiers, ni de vieux manuscrits sur peau de gazelle du 12ème siècle, mais juste d'un . . . grand plongeon dans la piscine de l'hôtel Zaghro.
Papa et Maman se concertent.
Mieux vaut garder un bon souvenir de la matinée à Amazraou et regagner Tabount pour un plongeon bien frais dans la piscine, plutôt que de tout gâcher en voulant se rendre à Tamegroute . . . 
D'autant que la route du retour est longue. . .




Pause Oumès et Sidi Ali à Agdz.
La chaleur ne diminue pas, et l'eau de la voiture est imbuvable tellement elle est chaude. Sans doute devrions-nous mettre la clim, mais nous ne nous pouvons nous y résoudre. . .



Maman a enfin réussi à capturer sur la pellicule l'un de ces camions qui a doublé son chargement  !


Après un délicieux plongeon dans la piscine de l'hôtel, délicieux, mais rapide car étonnement, l'eau était presque trop fraîche !, nous nous avons retrouvé le Sable d'Or de notre ami Aziz.
A la fin du dîner, un musicien berbère est passé nous donner l'aubade avec son tahar. La Company a tapé dans ses mains, et les filles dansaient sur leurs chaises. Il n'en fallait pas plus au musicien pour nous plusieurs de ses airs, et encore une fois que chacune des filles est allée lui glisser la pièce !










ETAPE 9 - LA ROUTE DU GRAND SUD - dimanche 14 avril après-midi






Marrakech - Ouarzazate via le Tizi'n Tichka



A force de tournicoter, d'essayer de rester sur les grandes artères et de se retrouver malgré tout, tout-à-coup en plein coeur de rues encombrées de piétons, mobylettes, carrioles en tout genre et triporteurs, Laurent finit par nous ramener sur le bon chemin. Quand nous voyons enfin le panneau pour Marrakech, nous soupirons de soulagement ! Bravo à notre pilote ! 

10 heures 44 donc et nous sommes sur la bonne route : direction Marrakech. 
Beaucoup de radars sur la route. 
Ici comme ailleurs, la ligne blanche a une signification toute aléatoire. Si tu peux doubler, ligne continue ou pas, double ! Et si une voiture arrive en face, pas de problème, elle va ralentir !!!
Laurent a adopté le style de conduite local. La main sur le klaxon et le "si je veux je passe" !!
On se fait parfois quelques petites frayeurs, mais c'est juste que les autres conducteurs étaient aussi téméraires que Laurent. Du coup, on a décidé de se la jouer moins couleur locale . . . mais juste pour le dépassement !
Nous croisons pas mal de vieilles R12. Souvenirs, souvenirs !

Après une route un peu chargée, nous arrivons à Marrakech à 12 heures 56. 
Le thermomètre indique 33°c.Dans la voiture, il fait beaucoup plus. Nous n'avons pas mis la clim, c'était trop génial de rouler les fenêtres ouvertes, les cheuveux aux vents, en chantant à tue-tête des chansons que Papa et Maman chantaient déjç dans leur jeunesse !!
Et tant pis (ou presque si , l'eau des bouteilles est bonne pour le café !


L'arrivée sur Marrkech nous cause un gros choc.
Des voitures partout, dans tous les sens.
Nous cherchons à nous orienter, et bien évidemment, pas un panneau pour nous renseigner !
Dans un premier temps, nous suivons le mouvement. Puis Maman repère la Koutoubia. C'est donc que nous ne sommes plus très loin de la Place Djemaa el Fna.
Mais c'est alors que se pose un nous un nouveau problème ! Où^garer notre gros Hyundai dans toute cette folie  ? ! Et de tourner, et retourner sans trouver à se garer. Et il n'y a pas que la voiture qui tourne ! Les aiguilles de la montre aussi ! Et l'énervement à l'arrière du Hyundai !
Maman décide donc que l'étape Place Djemaa el Fna a vécu, direction, la Menara.
Facile à dire  . . . !!
Nous finissons par trouver. Et là, choc pour Maman.
Où est donc passer cet endroit un peu éloigné de la ville, si calme et si paisible ?
La ville a rattrapé la Menara. Les touristes ont envahi la Menara. Les Marrakchis en goguette en ce dimanche, ont envahi la Menara.
Des cars de touristes partout le long des trottoirs, des voitures, des calèches, des piétons . . .  et là, l'agoraphobie maternelle explose !
Adieu la Menara, nous n'avons pas vu, mais elle nous a vaincu !
Nous poursuivons notre route. Pas d'arrêt à Marrakech !
A l'arrière du Hyundai, la company s'agite. Les estomacs aussi.
Papa, concentré sur la conduite (Marrakech, t'en perd ton chèche !!) exécute les souhaits de sa femme!
La tension est forte, et la company se contente de grommeler et s'agiter. Elle sent qu'il vaut mieux faire profil bas !

Grand bien lui a pris !
Car non seulement Papa a réussi à trouver la route de Ouarzazate, mais en plus, un petit restau sympa, qui s'est même révélé encore plus sympa que ce qu'il laissait entrevoir : l'OASIS CAFE de Tafernout, à la sortie de Marrakech.


Après toutes ces émotions, les parents décident de laisser la Company choisir son apéritif.
Elle tente l'expérience du jus de pomme.
Bon, comme on ne peut pas gagner à tous les coups, elle se promet d'en faire une expérience unique, et regrette ses oranges pressées si délicieuses. Plus d'infidélité, promis !
Le jus de pomme était mélangé à du lait très peu sucré. La boisson n'a pas chatouillé agréablement les papilles de la company !


Un sandwich Tafernout aux keftas (sortes de boulettes de viandes au kosbore, cumin et autres épices) et deux Sidi Ali plus tard, nous reprenons la route, détendus, et même plus déçu d'avoir sauté l'étape Marrakech !

La route qui suit est longue. presque 4 heures pour faire moins de 250 kms. 
Des poids-lourds, des grands taxis, des voitures et des bus dans les deux sens. Doubler est difficile. Heureusement que la voiture est équipée d'un gros moteur, elle ne peine pas dans les épingles à cheveux.



Tizi-n-Tichka route
The N9 from Marrakech to Ouarzazate (125 miles), with its Tizi-n-Tichka pass, is the highest road of the Morocco and Africa. 
    Begun in 1924 and completed in 1936 by the Foreign Legion, this road gives stunning views. It runs through the full range of Atlas environments, from the Haouz plains, through the verdant foothills of the Oued Zat, to the barren peaks of the Atlas and the arid regions around Ouarzazate.
    Maximum concentration is required on this route, especially in the twilight when as likely as not you will meet donkeys and flocks of sheep wandering across the road, guided by small children. 


Nous arrivons à Ouarzazate à 18h15. La température est de 36°c.
Sur 12 kms, une immense avenue à 4 voies nous mène vers le centre de la ville.
Laurent, qui roule . . . à droite, ne cesse de se faire klaxonner. Et nous avons fini par comprendre !
La voie de droite est réservée aux . . . mobylettes et vélos !
Qu'à cela ne tienne, nous roulons comme tout le monde à gauche et . . . impossible de se doubler ! Allez comprendre !
Arrivée dans le centre de Ouarzazate. Maman ne reconnait rien, mais c'est un peu normal aussi !

Notre hôtel se cache bien. Et ce qui commence à ne pas être rassurant c'est que . . .  son nom ne dit rien à personne !
On commence à avoir l'habitude de tourner et tournicoter. Alors, nous tournons et nous tournicotons !

Laurent se laisse aller au feeling. Nous empruntons le pont qui enjambe un oued Ouarzazate que le dégel du printemps ne semble pas avoir beaucoup rempli. Nous arrivons dans la medina, et, au moment où nous songeons à faire demi-tour, voilà que se révèle à nous notre hôtel.
Le choc est grand. Nous descendons de la voiture, pas très sûrs de ce que nous allons trouver ...

Malgré son environnement particulier, l'hôtel se révèle plein de charme.
Nous nous installons vite fait et repartons en ville.

Nous repérons un petit restau, Laurent trouve une place pour le Hyundai (pas évident, il y a des voitures partout à Ouarzazate, et pas suffisamment de trottoirs le long desquels les garer !). Avant de s'avancer plus loin, Maman consulte la carte. C'est alors qu'un Berbère accoste Laurent. Le berbère tient la boutique d'à côté, et veut nous y inviter, juste pour "le plaisir des yeux". 
Laurent refuse. Nous avons plus envie de satisfaire au plaisir de remplir notre estomac qu'à celui de régaler nos yeux ! Le Berbère nous dit alors sur le ton de la confidence que ce restau n'est pas terrible, mais que si on veut, il peut nous indiquer un bon restau pas cher, et qu'ensuite, si on veut, pour le plaisir des yeux, on peut revenir voir sa boutique !!
La carte n'étant pas engageante, nous écoutons ses explications mais comme nous sommes un peu embrumés par cette longue route difficile, il nous prend en pitié et décide de nous guider jusqu'au restaurant Au Sable d'Or.

Et nous voilà installés. La carte semble plus alléchante et le patron vient nous dire que les prix indiqués ne sont pas les bons, que pour nous, c'est moins cher ...






Nous nous sommes régalés. Le service était efficace. Aziz, le patron, sert lui-même. Il est chaleureux et discret à la fois. C'est un Berbère aussi. Nous avons non seulement délicieusement bien mangé pour  un prix très raisonnable, mais il nous a offert les boissons et le Whisky Berbère (thé à la menthe) !

Nous sommes charmés par Aziz et son restaurant et nous décidons que nous y retournerons le lendemain soir.
Mais nous nous promettons aussi, le lendemain, d'aller faire un tour dans le boutique du Berbère pour le remercier et . . . pour le plaisir des yeux !


ETAPE 8 - LES CLOCHES ... NE SONNENT PAS A 10 HEURES !! Dimanche 14 avril 2013


Voilà. Nous avons rendu les clefs de nos 3 chambres à l'Auberge Marabout. 
Le coeur un peu gros.
Si les chambres résonnaient, nous étions les seuls clients de l'hôtel. La plage était au bout de l'allée.
Même le chant du muezzin à 5 heures du matin avait son charme !
Mais l'aventure continue. La lecture du Travel Book au petit déjeuner l'a confirmé, et la Company se retrouve, a à peine 9 heures du matin devant Bab Marrakech, à Essaouira, pour explorer l'autre partie de la medina. Nous avons aussi pour mission de trouver un chèche touareg pour les hommes. Et aussi de trouver quelqu'un pour leur apprendre à le mettre !

Qu'est-ce qui nous a attiré dans cette boutique ? Le cheche noir du vendeur ? Son sourire ? Son baratin pour nous entraîner à l'intérieur (quoiqu'en général, ce soit plutôt rédibitoire !) 
Quoiqu'il en soit, nous entrons dans la boutique et en avant pour le grand déballage de colliers, bracelets, boucles d'oreilles, chaines et autres bijoux berbères ...  je veux montrer aux filles les filigranes spécialités d'Essaouira, que Bonne-Maman aimait tant . . .



Un chose une autre, le berbère touareg nous indique où trouver des chèches.
Comme la messe est à suivre, ni Laurent ni Antheaume ne se prêtent à l'expérience, mais Bohémond se fait enseigner l'art délicat de nouage de chèche;




Notre Dame de l'Assomption. 
Nous y arruvons un peu à l'avance, mais étonnés tout de même du peu d'agitation qui l'entoure.
En nous en approchant, nous repérons la petite pancarte blanche  clouée en haut à gauche de la porte. 
Nous y lisons que la messe est à . . .11 heures. 
Gros dilemme. Le Travel Book nous fait reprendre la route à 11h30. Les Jardins de la Menara à Marrakech nous attendent pour une pause brochettes avant d'entamer l'ascension du Haut Atlas et le franchissement du Tizi'N'Tichka. 

Gros dilemme. Un peu d'improvisation ? Ou respect du Travel Book ? 
La discussion est serrée. On se dit que comme on est les meilleurs, on arrivera sans doute à toute faire! Toutefois, le Tizi'n Tichka pose problème à Maman. Il faut l'avoir franchi avant la nuit. Et ensuite, jusqu'à Ouarzazate, il y a encore bien 2 bonnes heures de route très montagneuse . . . 

La prudence l'emporte et le Seigneur nous le pardonnera ! Inch'Allah !

Il est 10h15 et nous prenons la route de Marrakech.
Adieu Essaouira la jolie citadelle blanche.
Tu nous as bien plu, et nous espérons bien revenir . . . 


Heureusement que du coup, nous sommes en avance sur notre horaire . . . 
Mais malgré le grand sens de l'orientation de Laurent, quand aucun panneau n'indique la direction de Marrakech, et que les indications contradictoires des uns et des autres plus ou moins en français (d'ailleurs moins que plus !) nous finissons par nous retrouver . . . dans la nouvelle Essaouira, complètement désorientés ! On se dit qu'on va suivre les mouettes  pour retrouver la mer, mais même les mouettes ont disparu !

Mais no stress, on ouvre les yeux, on regarde, on découvre ! La company craque pour les calèches qui semble à cet endroit de la ville nouvelle les petits taxis.

Trouverons-nous le bon chemin ? La suite au prochain numéro !!